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Quand la vue se brouille et redevient normale naturellement - essai de décodage des troubles de la vue


C’est à l’école, en deuxième maternelle, que mon fils a eu son premier test de la vue. Le résultat qui m’a été communiqué était de 7/10 à l’oeil droit et il m’était conseillé d’aller voir un ophtalmologue.

À l’époque, je me posais justement des questions concernant ma propre myopie.  Myope depuis l’âge de 17 ans environ, je voulais comprendre pourquoi ma vue s'était brouillée et comment je pouvais à nouveau voir clair et tenter de comprendre de manière plus générale pourquoi on devient myope.

J'ai notamment lu le livre de William Bates «Une vue parfaite sans lunettes ni traitement ou intervention», où il explique, entre autres, que le fait de demander à quelqu’un de fixer un objet à distance, afin de tester sa vue, créait parfois chez la personne testée une distorsion. En effet, l’œil bouge en permanence et ce, naturellement. L’obliger à fixer pendant un certain temps un objet crée des troubles au niveau de la vision. Dans son livre, il déconseille fortement le port de lunettes car l’œil est maintenu dans une certaine position et finit par se figer et ne plus pouvoir bouger de manière naturelle en fonction de l’environnement (vue de près et de loin). Les lunettes, selon lui, ne font que renforcer le trouble visuel qu’elles sont censées corriger.

Le témoignage d’une amie qui, enfant, avait retrouvé naturellement sa vue en ne portant pas les lunettes conseillées, m’a conforté dans ma décision de ne pas aller voir un spécialiste de la vue avec mon fils.

 

Ma réflexion autour de la myopie s’est principalement attelé à identifier les causes psychologiques des troubles visuels en essayant de retrouver les circonstances dans lesquelles ma vue avait commencé à se brouiller. J'ai partagé mes réflexions et mes tentatives de compréhension avec quelques amies en nous basant sur la grille de décodage du Corps-Métaphore (selon l’Approche de l’Alignement).

Voici ce que nous en avons compris et ce que ces expériences faites dans l’enfance ont créé chez nous et quelles croyances nous avons mises en place:
   

- L’émotion qui se cache derrière les problèmes de vue est la peur : nous avons subi une pression extérieure ou nous avons perçu un danger, une menace;


Nous avons développé une méfiance à l’égard du système (l’école par exemple), et par extension à l’égard du monde, qui - selon nous - ne respecte pas notre rythme et en particulier, notre rythme de croissance, d’apprentissage (soit trop rapide, soit trop lent);

- Nous avons perdu la confiance dans notre façon d’appréhender le monde et nous nous sommes coupés de notre intuition, de notre petite voix;

Il y a une distorsion, un décalage entre qui je suis et ce que je crois qu’il faut ou qu’on attend que je sois.

- La notion de temps intervient car les yeux font partie du visage qui est en lien avec le sixième chakra, le troisième oeil, qui correspond au Besoin Fondamental de Sens. Le Besoin de Sens nous parle du sens que l'on donne à sa vie, à comment on passe le temps de sa vie et donc de la manière dont on vit le temps. Nous souffrons donc d’un problème en relation avec le temps. Ayant été perturbé dans notre processus d’évolution (notion de temps), nous voulons désormais réaliser des choses sans tenir compte du temps.

- Les troubles de la vue comme la myopie et l’hypermétropie nous parlent aussi de difficultés par rapport à l’action car les muscles (qui permettent à notre corps de se mettre en mouvement et de faire, d’agir) des yeux sont tendus de manière permanente et ne s’adaptent plus en fonction de ce qu’il y a à regarder. Nous avons appris à « surfaire », c’est-à-dire qu’on en fait plus que l’on ne devrait faire, pour répondre aux attentes (intérieures ou extérieures). On est plus focalisé sur ce que l’on attend de nous et on ne fait pas ce qui est juste pour nous. Ou alors nous attendons de nous plus que ce que nous ne sommes en mesure de donner. Nous sommes en tension intérieure permanente en quelque sorte...

En conclusion, nous avons cru qu'il fallait se conformer à ce que le système (familial, scolaire, social, etc..) attend de nous. La conséquence, c’est que nous continuons à FAIRE pour arriver à répondre aux attentes et avoir ainsi moins peur. Et nous en avons oublié d’ÊTRE. 
Tout un programme, n’est-ce-pas !

 

Reprendre le pouvoir sur le temps de sa vie
Dans le cas de la myopie (difficulté à voir au loin), la personne croit aussi que ce changement pour être conforme aux attentes arrivera toujours plus tard (plus loin). Elle croit aussi que cela prend du temps et a dès lors le sentiment qu’elle n’y arrivera jamais, qu’elle n’est souvent pas à la hauteur, qu’elle ne trouvera jamais sa place au sein du système. Son temps est pris par cette pression de devoir être conforme aux attentes (intérieures ou extérieures) et elle doit réapprendre à gérer son temps pour elle-même, afin de prendre sa place avec qui elle EST et pas avec ce qu’elle croit qu’elle doit FAIRE.

Être attentive aux causes
Pour en revenir à mon fils, consciente qu'il ne s’agissait que d’un test de la vue ponctuel et que le test lui-même pouvait avoir créé chez lui ce résultat, j’ai aussi décidé d’être attentive aux causes éventuelles de ses difficultés visuelles. Dans quelle mesure pouvait-il se sentir sous pression par rapport à des attentes? De quelle manière son rythme de croissance, d'apprentissage n’était-il pas respecté? Je me suis aussi questionnée par rapport aux attentes inconscientes que j’avais vis-à-vis de lui.
Une année plus tard, il a changé d’école et intégrait une école alternative où aucun apprentissage formel n’est prévu avant la première primaire (par exemple, l’apprentissage des lettres, alors que dans l’école précédente, les institutrices préparaient déjà à l’entrée en primaire).

Un résultat positif
Plusieurs semaines après son démarrage dans cette nouvelle école, un test de la vue a été fait.
Le résultat : 10/10 pour chaque œil.
J’en ai compris que, dans cette école, mais aussi de manière générale à la maison, mon fils pouvait s’adonner à ce qu’il aime faire et apprendre à son rythme ce qui l’intéresse spontanément. Par exemple (il a 6 ans à l’heure d’écrire cet article), il est très attiré par les chiffres et a appris à calculer presque tout seul, tandis que pour les lettres, il semble refuser pour l’instant d’y porter plus d’attention, comme s’il les rejetait un peu (mais là c’est peut-être moi qui imagine..). En tout cas, j’essaie autant que possible de respecter ses centres d‘intérêt et son rythme, sans forcer, sans pression pour ne pas le conformer à mes attentes éventuelles.          

 

En Conclusion
Je pense qu’il ne faut pas directement aller voir un médecin ou un spécialiste mais dans un premier temps se demander ce que l’enfant veut nous dire au travers de son symptôme physique (sauf en cas d’urgence bien évidemment). Il suffit parfois d’un réajustement dans son environnement pour que les choses reviennent en équilibre. Etant donné que nous en faisons partie, nous avons, en examinant nos comportements, nos attitudes et les choix que nous faisons pour lui, un rôle à jouer. Il est entendu que tout ne dépend pas de nous non plus, que l’enfant vient déjà avec un bagage et que certaines choses nous échappent. Cependant, il me semble important de respecter la façon dont l’enfant apprend, ses centres d’intérêt et garder confiance en son potentiel. Il trouvera sa voie, c’est certain,... quelle qu’elle soit !

Blanche Colombe


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